Micro et Macro-évolution ??

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Micro et macro-évolution : les variations au sein d’une espèce ne peuvent provoquer un changement d’espèce
par T.G.

La théorie de l’évolution est une hypothèse qui extrapole les principes valables à l’échelle d’une espèce pour tenter d’expliquer ce qui pourrait se passer à l’échelle inter-espèce. On imagine que les changements possibles au sein d’une espèce peuvent entraîner la création de nouvelles espèces. Pourtant, rien n’est moins sûr...

Le phénomène normal d’adaptation des espèces

Au sein d’une même espèce, il existe des différences entre les individus (couleur des poils ou des cheveux, poids, taille, etc...). Ces différences sont dues à des variations d’expression des mêmes gènes, ou à des mutations survenant sur les gènes. Par ailleurs, tous les êtres vivants sont adaptés de façon très précise à leur environnement et ont besoin de cette adaptation pour survivre.

Lorsque des mutations néfastes à leur survie apparaissent chez certains individus (comme par exemple une déficience immunologique qui affaiblit l’organisme), ceux-ci sont condamnés à mourir. Parfois au contraire, les changements qui surviennent sont avantageux pour ceux qui les portent (ainsi, chez des pinsons des Galapagos, les spécimens à gros bec résistent mieux aux épisodes de sécheresse que leurs cousins aux becs fins, car l’absence de pluie fait que les végétaux cessent de produire des graines molles - aliment prépondérant des pinsons au bec fin - et produisent à la place des graines dures, plus résistantes - que les pinsons à gros bec peuvent briser, mais pas ceux à bec fin). Les individus résistants se reproduisent et transmettent alors leurs gènes à leurs descendants. Les bactéries sont ainsi bien connues pour les mutations qui leur confère une résistance aux antibiotiques. Celles qui sont porteuses de la mutation et ne sont pas mortes transmettent ce caractère aux générations suivantes, ce qui oblige à changer de traitement.

On appelle «sélection naturelle» le fait que le milieu exerce une «pression» sur les populations, obligeant les êtres les moins aptes à disparaître au profit de ceux qui résistent le mieux aux changements de l’environnement. On appelle «sélection artificielle», la sélection que l’homme opère sur les espèces végétales ou animales domestiques pour ses propres fins (les croisements choisis pour obtenir tel ou tel caractère spécifique).

Tous ces faits sont indéniables : les êtres vivants possèdent une capacité de changement et d’adaptation extraordinaire. Ces changements sont à l’origine des variétés à l’intérieur des espèces (sous-espèces ou races comme chez les chiens, les chats, etc.). C'est ce qu'on appelle la Micro-évolution.

L’extrapolation faite par l’hypothèse évolutionniste

Les évolutionnistes annoncent haut et fort que l’adaptation des espèces est la preuve scientifique de la validité de leur théorie. Ils ne décrivent pas ces capacités d'adaptation en termes de variations intra-spécifique, mais en terme "d'évolution". Ils pensent que ce sont par ces changements que les espèces en arriveraient à créer des genres et des familles différents, ce qui est de la Macro-évolution

Or cette hypothèse ne tient pas compte des observations naturelles. Car si les êtres vivants ont bien la capacité de changer pour s’adapter aux variations du milieu, toutes les modifications ne conduisent qu’à une diversification des populations à l’intérieur d’un même genre (classification directement supérieure à l'espèce). Il peut y avoir création de nouvelles "espèces" (ou plutôt de sous-espèces), dans le sens d'une diversification de formes animales qui se ressemblent (on peut observer ce phénomène, appelé "spéciation", comme pour le lézard de l'île de Pod Mrcaru*). Mais on n'a jamais observé la création d’une espèce appartenant à un nouveau genre. Par exemple, les chiens n’ont jamais donné de chat ou un autre animal, malgré l’incroyable diversité de formes qu’on est arrivé à sélectionner. (* :  PNAS, vol. 105, n°12, pages 4792-4795)

Les bactéries ou les drosophiles (mouches très petites), dont le taux de reproduction est très grand, devraient apporter la preuve qu’au bout de milliers de générations, un nouvel individu ne pouvant plus être classé dans le plan d’ensemble de l’espèce peut émerger. Or ce n’est pas le cas. Ces organismes ont été seuls présents sur terre pendant des milliards d’années, sans qu’aucune modification soit visible (entre les fossiles et les espèces actuelles). À l'inverse, l’évolution devrait normalement être la plus longue pour les organismes complexes, or ce n'est pas ce qu’on observe. Quand on repère des organismes complexes dans les couches géologiques, leur diversité apparaît comme "immédiate", sans transition.

La réalité est que les mutations ne peuvent pas créer de matériel fondamentalement différent (voir l’article «les mutations n’expliquent pas l’apparition des espèces»). Pourtant certains évolutionnistes essayent de croire que pour changer de plan et passer au rang supérieur à l’espèce, on pourrait concevoir qu’il puisse y avoir des mutations qui affectent les gènes qui régulent les grandes lignes de développement du corps (les gènes homéotiques). Il faut pourtant beaucoup de «foi» pour penser cela car ils le savent eux-mêmes, lorsque ces gènes mutent, ils donnent des «monstres», c’est-à-dire des êtres non viables, car un seul gène homéotique détermine le fonctionnement de milliers d’autres gènes. Autrement dit, pour qu’une mutation d’un gène homéotique puisse donner un organisme vraiment différent et viable, il faudrait une chance sur des milliards !

Charles Darwin lui-même a écrit dans l’origine des espèces : «il semble absurde au possible, je le reconnais, de supposer que la sélection naturelle ait pu former l’oeil avec toutes les inimitables dispositions qui permettent d’ajuster le foyer à diverses distances, d’admettre une quantité variable de lumière et de corriger les aberrations sphériques et chromatiques». Il est fantastique de constater que contrairement aux autres théories scientifiques qui sont abandonnées dès qu’elles se heurtent à la pratique, la théorie de l’évolution classique perdure comme si de rien n’était...

 

Suite !!

 

 

 

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